JCB établit un nouveau record de vitesse
JCB a établi hier sur le Lac Salé à Bonneville (USA) un nouveau record mondial de vitesse sur terre à très exactement 653,908 km/h !
Le véhicule a atteint une vitesse moyenne de 644,74 km/h (400,623 mph) lors de son premier essai hier matin sur le Lac Salé de Bonneville (Utah – USA), puis 663,26 km/h (412,135 mph) lors du second essai, soit une moyenne de 653,908 km/h (406,320 mph). Aux commandes du JCB Hydromak, on retrouve le commandant et pilote de chasse Andy Green, détenteur du record absolu de vitesse terrestre établi par le ThrustSSC, sorte de missile supersonique – soit 1228 km/h sur une distance de 1,609 km, record homologué le 15 octobre 1997 dans le désert de Black Rock dans le Nevada (USA). De nouveau, Andy Green pulvérise un nouveau record, celui de la vitesse la plus élevée jamais atteinte par un véhicule à moteur à combustion interne fonctionnant à l’hydrogène.
Il a ainsi largement dépassé le précédent record homologué par la FIA pour un véhicule à combustion interne à hydrogène, établi en 2004 par la BMW H2R avec une vitesse de 298,533 km/h (185,5 mph). Ce nouveau record reste soumis à la ratification officielle de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), l’organisme mondial dirigeant le sport automobile. Cette vitesse dépasse également le record de 487,6 km/h (303 mph) détenu par un véhicule à pile à combustible à hydrogène, faisant ainsi du JCB Hydromax le véhicule à hydrogène le plus rapide de l’histoire, toutes catégories confondues.
L’engin a également dépassé le record mondial de vitesse sur terre pour un véhicule diesel, détenu par le JCB Dieselmax avec 563,418 km/h (350,092 mph), record établi sur ce même site par Andy Green en août 2006. Vingt ans plus tard, JCB a ainsi surpassé sa propre référence grâce à un moteur ne produisant aucune émission de CO₂ à l’échappement.
Ce nouveau record, établi dans la catégorie A, groupe XIV, classe 7 du record mondial de vitesse sur terre avec départ lancé de la FIA, a été réalisé grâce à deux moteurs à hydrogène issus de la production JCB, développant une puissance combinée de 1.600 chevaux et fabriqués dans l’usine de moteurs JCB à Foston, dans le Derbyshire, au Royaume-Uni. Ce sont ces mêmes moteurs qui équipent désormais les engins et équipements JCB sortant des chaînes de production au Royaume-Uni, dans le cadre du programme « hydrogène » de 100 millions de livres sterling.
Anthony Bamford, président de JCB, a dirigé le projet de moteur à hydrogène JCB et a eu l’idée, au début de l’année dernière, de tenter de battre le record du monde de vitesse terrestre à l’hydrogène.
« Il y a vingt ans, nous sommes venus à Bonneville avec le JCB Dieselmax et avons montré ce dont l’ingénierie britannique était capable avec la technologie diesel. » a déclaré Lord Bamford. « Aujourd’hui, nous avons réitéré cet exploit ! cette fois-ci avec des moteurs fonctionnant à l’hydrogène. Ce record a été établi par des moteurs issus de la production en série, les mêmes qui équipent actuellement les machines JCB. L’Hydromax démontre que l’hydrogène fonctionne, et qu’il fonctionne au plus haut niveau, sans aucune émission.«
De son côté Andy Green commente son énième exploit: « Bonneville est le berceau des records du monde de vitesse sur terre, et le JCB Hydromax vient de s’inscrire dans cette histoire. Le véhicule a été extraordinaire : stable, puissant et rapide. Établir un record mondial de vitesse sur terre avec une motorisation à hydrogène, vingt ans après le JCB Dieselmax est un immense privilège. Ce record est une formidable réussite pour une équipe de classe mondiale et d’une technologie remarquable.«
Ryan Ballard, directeur de l’ingénierie chez JCB, qui dirige le projet, a déclaré : « Ce record appartient à l’équipe d’ingénieurs qui a pris un moteur fonctionnant à l’hydrogène pour en faire le plus rapide de sa catégorie au monde. Cela a été un défi extraordinaire dès le début du projet, en février de l’année dernière. Nous sommes arrivés ici parfaitement préparés, et le véhicule a tenu ses promesses. »
Le président de la FIA, S.E. Mohammed Ben Sulayem, a déclaré : « Il s’agit d’une étape véritablement historique pour le sport automobile, qui démontre comment l’innovation, la performance, la vitesse et la durabilité peuvent aller de pair. Le sport automobile a toujours été un catalyseur du progrès technologique, repoussant les limites du possible. Ce nouveau record de vitesse sur terre s’inscrit dans cette tradition et met en avant le potentiel de la combustion de l’hydrogène pour l’avenir de la mobilité durable. »
La semaine dernière, le JCB Hydromax avait franchi la barre des 592.79 km/h (368,347 mph) lors de la plus grande compétition mondiale de vitesse sur terre, dans le cadre de la célèbre « Bonneville Speed Week » organisée par la Southern California Timing Association (SCTA). Un nouveau record SCTA dans la catégorie « Blown Gas Streamliner » a ainsi été atteint à 592.79 km/h (368,347 mph), ce qui constitue une étape majeure dans le programme de développement du véhicule.
Ce record intervient à la veille de l’inauguration de la nouvelle usine de JCB, d’une valeur de 500 millions de dollars, à San Antonio, au Texas, qui emploiera 1 500 personnes à la fabrication des machines destinées au marché américain.
JCB repousse depuis longtemps les limites de la vitesse avec le succès du JCB Dieselmax, puis du Fastrac JCB qui est devenu le tracteur le plus rapide du monde en 2019 avec une vitesse de 217.56km/h (135,191 mph), tandis qu’en 2014, le JCB GT a établi le record du monde de la chargeuse-pelleteuse la plus rapide à 116.82km/h (72,58 mph).











