Les arracheuses à betteraves Agrifac vont renaître

Quatre ans après avoir été retirées du catalogue, des arracheuses à betteraves du néerlandais Agrifac vont renaître.
Basé à Alteveer dans le Nord des Pays Bas, Speelman Machines commercialisait et entretient toujours les machines à betteraves Agrifac. Alors que la marque n’en produit plus depuis près de quatre ans, Speelman a décidé d’acquérir les droits de commercialisation des plus petits modèles, les LigthTraxx (à roues) et OptiTraxx (à chenilles). Deux machines de 18,5 m3, soit 13 tonnes de capacité de trémie qui avaient dû assumer l’arrêt de production des automotrices Matrot et Moreau il y a une dizaine d’années. Intégrale d’entrée de gamme, la LightTraxx avait connu un certain succès auprès des prestataires et CUMA qui ne pouvaient et voulaient pas élargir leur surface arrachée ou le nombre d’adhérents pour ménager leur coût d’arrachage.
Mais voilà qu’Agrifac s’est concentré dans la pulvérisation haut de gamme et à peu à peu arrêté la production de ses arracheuses à betteraves, ce qui oblige aujourd’hui ses clients en phase de renouvellement à aller vers la concurrence, opter pour des machines plus grosses et donc plus chères et revoir leur organisation pour ne pas impacter leur coût d’arrachage.
Le fait que Speelman ait alors repris les droits des LigthTraxx et OptiTraxx à compter du 1er janvier 2026 pourrait être une bonne nouvelle, si l’entreprise se structurerait à l’export. Car pour le moment Speelman assurera la production, le développement et la vente de ces arracheuses de betteraves sous sa propre marque, d’abord au Benelux et dans le nord de l’Allemagne. Il est encore trop tôt pour parler du marché français et de production en série. Gerard Speelman, propriétaire de Speelman Machines, est réaliste quant aux objectifs de production. « Nous n’avons pas la capacité de les produire à grande échelle. » a-t’il indiqué à un média néerlandais. La construction des quatre premières machines est prévue cette année et à terme, la production pourrait atteindre cinq machines par an seulement.








