Véhicules utilitaires & Quads

Mercedes-Benz Classe X : Un pick-up Nissan né sous X

Particulièrement productif, le partenariat avec l’Alliance Renault-Nissan permet à Daimler de combler vite et à moindres coûts (de développement) sa gamme de véhicules légers et utilitaires. D’abord avec la petite Smart Forfour basée sur la Renault Twingo, puis le Mercedes Benz Citan proche cousin du Kangoo. Il est venu le temps de s’immiscer sur un marché qui a le vent en poupe, le pick-up Premium.

Un segment porteur

Il y avait pire choix que d’opter pour le Navara NP300 comme base. Elu pick-up de l’année 2016, le nippon séduit par son confort un peu moins utilitaire et rustique que d’ordinaire. Mais cela ne suffisait pas à Mercedes Benz, qui l’a voulu plus premium* (haut de gamme) et a surtout voulu s’en différencier, ainsi que du cousin Renault Alaskan, qui repose lui aussi sur cette base nippone.

Il faut dire que ce type de véhicule profite d’une fiscalité intéressante. Pas de malus pour ces véhicules qui dépassent souvent 200 g/km de CO2 et pour les entreprises, sa vocation utilitaire l’absout de TVS (Taxe sur les véhicules de société) ou de plafond d’amortissement et permet même de récupérer la TVA dans de nombreux cas (notamment en cabine courte).

Il pourrait s’agir de l’ennemi numéro un des pouvoirs publics. Mais non, même si le développement du marché du pick-up est de plus en plus important en France, le pick-up est encore passé entre les mailles du filet des autorités, pourtant scrupuleux en matière de taxation. Employés par les professionnels, ces véhicules suscitent un certain intérêt auprès des particuliers. C’est dire à quel point le pick-up a évolué, car on peut désormais transporter toute la petite famille, valises comprises et aller loin dans un confort qui se rapproche à grands pas des SUV. D’ailleurs, les spécialistes nippons ont renouvelés leurs moutures récemment et ont gagné en confort, en équipement et technologie. Chez les européens, circulez, il n’y a pas grand chose à voir. Seul Volkswagen a investi le marché avec l’Amarok (dont la version restylée de 2016 vient d’être nommé “pick up de l’année 2018), exclusivement proposé avec un moteur V6 diesel et en cabine longue. Un double handicap pour les sociétés, moins pour particuliers. Il s’en est vendu 65.000 exemplaires à travers le monde en 2016. C’est peu par rapport aux 2,2 millions d’unités écoulées chaque année (le Ford F Truck en tête du marché), mais cela démontre que le pick-up premium a sa place.

Dès 30.020 euros

Hormis l’Amarok, le nouveau pick-up Mercedes n’a pas d’autre concurrent sur le segment Premium en Europe. Premium dans le choix des matériaux et de l’insonorisation, mais aussi dans les prix. Facturé 36.024 euros TTC / 30.020 euros HT de base, (soit 2000 euros TTC de plus que le Renault Alaskan ou 4000 euros TTC de plus que le Nissan Navara) le classe X emploie une mécanique Nissan, comme le quatre cylindres 2.3 diesel de 163 ou 190 chevaux. Plus tard, il pourra réellement se vanter d’être le plus chic du marché avec un V6 diesel, un pack chromes/cuir/bois noble et supplanter le Volkswagen.

Pour ce qui est de la tôlerie, ne cherchez aucune similitude avec le Nissan. Mercedes annonce avoir investi 900 millions d’euros pour adapter ce véhicule et sa chaîne de production de Barcelone en Espagne (pour le marché européen) et de Cordoba en Argentine. A son bord, bien que certains plastiques durs détonnent, tout semble s’inspirer des “Classe” inférieures. Double casquette de compteurs pour l’ordinateur de bord, aérateurs ronds chromés et écran de 8,4 pouces non tactile. La navigation se faisant via un pavé tactile ou une molette située entre les sièges avant comme sur d’autres modèles du constructeur.

Chic et pratique ?

D’un point de vue mécanique, le 4 cylindres d’origine Renault/Nissan s’associe également à la transmission 6 vitesses ou automatique à 7 vitesses du nippon. S’il est naturellement offert en version 4 Matic quatre roues motrices, la version de base peut se contenter de deux roues motrices.

Trois niveaux de finition sont proposées. De base la version Pure est la plus dépouillée. Jantes en tôle et boucliers plastique. Pour avoir l’allure d’un Premium, il faudra monter en gamme avec la finition Progressive et et la plus chique, la Power. Pour se différencier du Nissan, Mercedes a opté pour des freins à disque arrière et non à tambours, ce qui impose la monte de pneumatiques de 17 pouces. Au chapitre purement pratique, la benne du Classe X mesure 1,58 m de longueur et 1,56 m de largeur avec des passages de roues moins marqués et donc autorisant par exemple un chargement plus aisé de palettes.  Cette benne peut accueillir jusqu’à 1,1 tonne de chargement et la capacité de traction est de 3,5 tonnes. Point de vue capacités de franchissement, le pick-up à l’étoile est en retrait face à l’original, à cause notamment de sa proue plus trapue et de son bouclier. Mercedes peut toutefois rectifier le tir en proposant une option garde au sol accrue (299 euros TTC).

Il faudra d’ailleurs passer par le catalogue des options pour bien équiper ce véhicule et disposer de la caméra de recul, pourtant proposée de série dès les premiers niveaux de finitions sur ses cousins. Le Classe X est donc une vraie Mercedes.

Mercedes Benz Classe X (Finition Pure)
Mercedes Benz Classe X (Finition Progressive)
Mercedes Benz Classe X (Finition Power)

 

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