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Montmirail (51) : Les vieilles mécaniques à la fête

À Montmirail comme partout en France, les vieilles mécaniques étaient de sortie le 24 avril dernier. Et pour cause, c’était la journée nationale du véhicule d’époque, l’occasion de rendre hommage au plaisir mécanique sous toutes ses formes.

Ils sont nombreux à collectionner et préserver ces pièces du patrimoine industriel. Nombreux aussi à les sortir le week-end à l’occasion d’initiatives plus ou moins organisées. Qu’ils aient une fonction routière ou agricole, ces vieilles mécaniques ont toutes un passé chargé d’histoires, d’anecdotes et même si leurs carrosseries ne les révèlent que très rarement, leurs propriétaires ne manquent que rarement l’occasion d’en faire l’écho lorsqu’on les questionne. Des histoires passionnantes, généreusement partagées, il y en a quantité à découvrir sur ce genre d’évènement. Elles sont liées à leur fabrication, leur utilisation et même leur distribution. C’est ainsi que, le 24 avril dernier le long des allées qui mène au Château de Montmirail, les visiteurs ont pu y retracer l’histoire plus ou moins chronologique de quelques concessionnaires, qui dans les années 50 à 80 étaient nombreux. Lebas, Brutruille, Duteil Savry, des noms que les moins de 20 ans (ndlr: hors taxes!) ne peuvent connaître que s’ils sont connectés à la terre ou s’ils ont un goût particulier pour le machinisme. La majorité de ces entreprises ayant soit périclité, soit été reprises au fil des ans par d’autres, qui animent toujours le marché local. 

Au fait, lorsque l’on parle de Montmirail, n’y voyez aucune allusion à Godefroy et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille. Ici, c’est la capitale de la Brie Champenoise, pas la Sarthe, comme dans la célèbre série de Jean-Marie Poiré. Un haut lieu d’histoire – Napoléon 1er, y gagna une bataille contre les russes le 11 février 1814 Napoléon. Aujourd’hui, un coin de verdure au carrefour des départements de la Marne, l’Aisne et la Seine et Marne où la polyculture et l’élevage dominent. Dès l’après guerre, Montmirail pouvait servir de ville témoin; elle représentait parfaitement se qui se vendait dans le reste du pays, compte tenu de sa variété de cultures et d’élevages. L’éventail de marques et modèles vendus y était large. Si la majorité des modèles exposés le 24 avril sont des deux roues motrices, ne vous y trompez pas, ceux qui étaient hier utilisés aux champs dans le coin ont vite été chaussés d’un pont avant moteur. Une obligation pour intervenir en présence de silex, pour limite le patinage et l’usure et compte tenu du relief plus ou moins abrupte le long du petit Morin, de la Verdonnelle, de la Dhuis et des différents rus locaux, mais également pour surmonter les terres amoureuses. Si à moins de 20 kilomètres se trouvent les portes de la Champagne blanche, avec ses terres crayeuses, faciles à travailler, ici, les mécaniques sont mises à rude épreuve. 

Ne boudons pas notre plaisir de voir cet étalage de chevaux vapeur, après deux ans de pause forcée en raison de la pandémie et profitons en pour vous partager d’autres mécaniques aussi méritantes. Véhicules militaires, autos, deux roues complétaient à merveille un plateau musicalisé par l’association bien-nommée 1814 V4.


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