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La robotique au service des planteurs de betteraves

Distributeur de la marque Grimme dans le Nord de la Marne, le sud des Ardennes, l’Aisne et la Somme, les établissements Thierart Agri organisaient le 23 novembre dernier une démonstration dynamique afin de présenter les différentes solutions d’arrachage de betteraves, intégrales ou décomposées, mais également dans le but de faire évoluer son premier robot Dino.

Un premier distributeur dans l’Est

Basée à Prunay près de Reims (Marne), l’entreprise dirigée par Jean-Baptiste Thiérart croit au développement de la robotique agricole, compte tenu du contexte économique, social et politique mais également des besoins de privilégier un désherbage mécanique plutôt que chimique. S’ils répondent d’abord aux besoins importants de main d’oeuvre dans les domaines des cultures spéciales telles que le maraichage ou la viticulture, les robots intéressent de plus en plus la grande culture.

Facturé autour de 20.000 euros, le petit robot Oz a su séduire des producteurs de salades et légumes dans la région depuis juin 2017. Son grand frère, le Dino, est plus puissant et vise quant à lui clairement la grande culture. Les producteurs de betteraves et autres cultures sarclées y voient un intérêt certain; réduire la pénibilité de certaines tâches, intervenir à tout moment et réduire l’usage de désherbants.

En misant sur un avenir que Thiérart Agri voit robotisé, le marnais a fait confiance à la société toulousaine Naïo Technologies, spécialiste de la robotique et a créé un nouveau poste dédié. Frédéric Leclercq, le responsable de ce pôle robotique a pour mission d’écouter et d’accompagner les producteurs dans leurs réflexions, de les conseiller et les former. Ainsi, pour Oz, 3 demies journées de formation sont prévues et pour Dino, ce sera 8 demies journées.

Un marché d’avenir

Lors de la présentation du 23 novembre, l’appareil ne travaillait pas mais évoluait sur une superficie pré-définie.Facturé 80.000 euros, ce robot enjambeur se dote de plusieurs outils de travail, positionnés entre les roues; socs de binage inter-rang, herse étrille, bineuse à ressort et socs de chaussage pour désherber sur le rang. D’autres outils sont à l’étude. Pesant 600 kg, cet appareil est mu par une puissance électrique de 2600 W et peut évoluer grâce à ses quatre moteurs électriques à 4 km/h. Selon le travail effectué, il dispose d’une autonomie de 4 à 8 heures. Une fois lui avoir fourni une carte de la parcelle, il est guidé par GPS avec une précision RTK et grâce à un lidar et des caméras 3D. Il travaille d’une planche à l’autre de façon autonome et vous prévient par SMS lorsqu’il a terminé son travail.

Naïo vient de lever 2 millions d’euros supplémentaires auprès de ses investisseurs historiques et de nouveaux actionnaires. So but? Doubler la production en 2018 pour atteindre 90 machines et se développer à l’export. Le toulousain vient par ailleurs de vendre son premier Ted, un enjambeur prévu pour la vigne prévu pour désherber les ceps, effeuiller et procéder au sulfatage.

36 rangs et trois façons d’arracher

Ce jour-là, six ensembles d’arrachage Grimme d’une largeur de travail de 6 rangs ont été présentés. Le chantier décomposé emploie une effeuilleuse  FT 300 frontale qui dépose les feuilles entre les rangs et d’une arrachageuse-chargeuse arrière Rootster 604 dotée de roues Oppel entraînées hydrauliquement. Au choix, Grimme propose des écartement de 45, 48 ou 50 cm. La trémie dispose d’une capacité de 6 m2.

Cinq machines d’une capacité de trémie de 22 tonnes suivent le pas. Les Maxtron 620 se distinguent par leur train de chenilles et un nettoyage des betteraves sur l’intégralité de la largeur de la machine par les chaînes de tamisage et rouleaux hélicoïdaux. Ces machines de 530 chevaux (T4F désormais) emploient une direction par tourelle contrairement aux Rexor 620, articulées et dotées d’essieux directeurs. Contrairement à la Maxtron qui fait usage de pneumatiques arrière passants dans la voie des chenilles, ceux de la Rexor permettent de travailler en crabe. Le nettoyage des betteraves se fait par six rouleaux hélicoïdaux et trois turbines. Ces machines ont été présentées avec un bâti arracheur à roues Oppel, le plus répandu. Mais Grimme a cette année choisi d’employer un bâti arracheur à socs alternatifs sur sa machine de démonstration, afin de pouvoir comparer les deux systèmes.

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