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Mon nom est Bond, Boris Bond!

Faire du neuf avec du vieux, c'est la mission de Borris Bond

Le Bond soviétique ne roule pas en Aston Martin. Non, en bon camarade, il roule en Kirovets!

S’il n’est jamais réellement arrivé jusque dans nos contrées, c’est parce que le Kasimir, petit nom donné au K700 ne correspondait pas aux standards de notre marché. Archaïque et pour le moins rustique, avec sa conduite à droite, ce tracteur n’avait qu’une mission: équiper les kolkhozes soviétiques sans s’encombrer du superflu. Aujourd’hui, la plupart des exploitations de l’ancien bloc soviétique l’ont abandonné au profit de modèles plus récents. Mais ce bon vieux Kasimir, même recouvert de ronces est toujours prêt à venir sortir un américain planté dans son bourbier!

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Increvable, l’engin n’est pas avare en sensations. Ça tremble de partout, ça fume comme une locomotive et ça siffle pire qu’un IH (si, c’est possible!), mais les 220 à 300 chevaux (selon version) tirent tout ce qu’ils peuvent peut malgré le fait d’avoir été ferrés avec de vieux gommards de technologie diagonal loin d’être Ultraflex. On se bat aux commandes de ce dinosaure. Les commandes sont dures, la direction floue et gare aux retours de leviers. Il faut dire que sa conception, qui n’a jamais vraiment évolué en près de 40 ans de carrière date de 1962, année où un certain Ian Fleming, célèbre romancier britannique a fait naître le plus célèbre des espions de fiction. Y’aurait-il un lien alors entre James Bond et Yuriy Borisovich, le papa du Boris Bond? Visiblement, oui. Et pour tout passionné d’engins exotiques, l’affaire rappellera forcément de vieilles anecdotes découvertes dans les sacro-saintes cassettes VHS des Géants des Champs de nos amis Bernard Roes, Dieter Theyssen et le maître ès-qualités, Peter D. Simpson qui nous ont fait connaître ces engins au tournant des années 2000. A savoir, la mythique marque américaine Big Bud tient son nom de son chef d’atelier, Bud Nelson, affectueusement surnommé le gros Bud.

Faire du neuf avec du vieux

Exit le V8 Jamz d’origine soviétique et place à un moteur un peu plus moderne, moins rustique, surtout moins sonore et glouton. TDS Pomichna, la société qui commercialise les Boris Bond donnerait à ses clients le choix entre différentes motorisations. Sur le modèle 958, il est possible d’opter pour un 6 cylindres DAF ou un Volvo de 12 ou 16 litres, tous conformes avec des normes antipollution Euro 5. Pas les plus récentes puisque introduites dès 2009 mais qui conviennent au marché ukrainien, où oeuvre ce chirurgien mécanique.

Avec ce tracteur relifté, TDS propose de 430 à 580 chevaux entre 80.000 et 120.000 dollars doté d’un peu plus de confort. Climatisation auto-régulée, autoradio CD-MP3 bluetooth, éclairage panoramique et barres de LED, siège pneumatique moderne et colonne de direction avec ordinateur de bord, régulateur de vitesse empruntée à un camion Volvo. Cette colonne présente comme intérêt d’être désormais centrée avec le capot moteur et le pot d’échappement prend place à droite d’une cabine qui a été ajourée, pour offrir le minimum de montants. Quid des normes de de protection au retournement et au basculement? Pas d’informations à ce sujet. Côté transmission s’offre le choix d’une 16×2 mécanique ou d’une boîte automatique à 12 vitesses d’origine Volvo.

L’histoire ne dit pas si ce « Q » soviétique, responsable dans les James Bond originaux de la division recherche et développement du MI6 et qui invente et fournit les célèbres gadgets à son utilisateur fournira lance-missiles, trappe à mines, canon à fumée, bouclier pare-balle ou le camouflage optique qui rendra la carrosserie invisible aux champs.

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